Brûleur à pétrole à incandescence – Phare de la VIEILLE – Lighthouse & Faro – ENEZ SUN – Lanterne – lentille de Fresnel Augustin – Lescoff – PAB -
15 mars, 2010 @ 12:02 Phare de la Vieille

pharelighthousefaroarmenarmenlepointedurazfinisterebrittanya19751244.jpg

Au cours de son histoire, le feu de la Vieille aura éclairé le raz de Sein de différentes façons :

Le premier feu fixe est allumé le 15 septembre 1887. Il était à secteurs blancs rouges et verts et disposait d’une focale de 50 cm.En 1898, le feu est équipé d’un système à occultations toutes les 5 secondes.En 1904, le brûleur est renforcé par un brûleur à pétrole à incandescence ;Voici quelques clichés du brûleur à pétrole à incandescence (1904)… Provenance du Phare de la Vieille…

dsc3020.jpg dsc3024.jpg dsc3025.jpg

De la part de Louis Cozan:
____________________

Cet ensemble de bouteilles était celui d’un feu à occultations (la Vieille, c’est marqué dessus) et était fixé au sol, près du feu.L’optique étant fixe (dite d’horizon parce les prismes sont horizontaux) il était facile de placer les bouteilles en un endroit commode pour faire les pleins. Pour les feux à éclats (optique tournante donc) les bouteilles étaient fixées à l’appareil optique puisqu’elles devaient tourner en même temps que lui.La bouteille du bas était le réservoir de pétrole que l’on remplissait chaque matin, celle du haut de l’air comprimé qui poussait le pétrole vers le brûleur.Cet air était comprimé à la main bien entendu puisqu’il n’y avait pas d’électricité au phare pour alimenter un compresseur. La pression de service (réglementaire) était de 7,5 Kgs mais on les gonflait bien au delà (11 kgs dans les phares d’Ouessant) si on voulait être tranquille toute la nuit.

Il y avait deux jeux identiques par feu (4 bouteilles donc)…

A Kéréon, feu à occultations avec brûleur de 90 on ne faisait pas une nuit avec un jeu, il fallait en changer vers les 3 heures du matin.

(Technique qui demandait un peu d’expérience pour que le feu continue de briller en continu durant la manip, sans rompre le délicat équilibre de température au sein du brûleur)

La Jument (brûleur de 50) tenait toute la nuit avec un seul jeu
Les bruleurs de 30 (Phare de la Banche par exemple) pouvaient tourner deux nuits en été.

Souvenirs…
—————————————-—————————————--
Merci Louis pour ces infos. Tu vas certainement faire des heureux…

dsc3026.jpg

dsc3032.jpg dsc3036.jpg dsc3040.jpg

dsc3040.jpg

Sur cette photo de la série on distingue précisément les mâchoires articulées des « joints Régnault » qui étaient utilisés à chaque connexion de conduits du système. Géniaux ces joints ! Simples et efficaces ils étaient montées ou démontés en un clin d’œil !On voit aussi le bouchon d’acier (rouillé sur la photo) de remplissage de la bouteille de pétrole.Quand tout ceci était en service il n’y avait, bien entendu, ni rouille ni vert de gris, tout brillait !On disait « faire les fers » quand il s’agissait d’astiquer les métaux ferreux, par distinction à l’opération de « faire les cuivres »….On n’utilisait pas les mêmes produits ni les même techniques (sauf l’huile de coude) pour faire briller l’acier mais, que c’était beau cet ensemble métallique parfaitement entretenu !

A la Jument les plateaux d’optique étaient en acier et brillaient tout autant que les cuivres (aujourd’hui ils sont peints et c’est tant mieux sinon ce ne serait plus qu’un tas de rouille).

Retrouvez Louis COZAN sur FACEBOOK

-admin
rss 1 réponse
  1. Monelle
    24 mars, 2010 | 9:58 | #1

    Bonjour – j’ai suivi le conseil de Danaé… j’ai parcourru quelques pages et vous félicite pour toutes ces belles photos !
    J’aimerai essayer de peindre celle du 25-02-2010 si vous m’en donnez l’autorisation, bien sûr !
    Bonne journée
    Monelle

Laisser un commentaire

Londres, vue par les 4° euro |
mariagechflo |
CHAMBRES d'HOTES |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | divagations du coq et du ta...
| BOULBY & MOULFY IN NZ 2...
| 19.000 km plus tard